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Atelier de présentation du Rapport de l’étude sur la Perception et le Cout de la Corruption au Togo (EPCCT)

par inseed

Le Jeudi 6 août 2020, s’est déroulé à Lomé, l’atelier de présentation du rapport de l’étude sur la perception et le coût de la corruption au Togo (EPCCT). Cette étude, commanditée par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) avec l’appui du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), a été réalisée suivant deux volets, à savoir un volet quantitatif et un volet qualitatif. Le volet quantitatif de l’étude a été assuré par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) tandis que le volet qualitatif a été conduit par la HAPLUCIA.

Le rapport publié indique que sur 1500 ménages échantillonnés dans le cadre de l’étude, 1489 ont été effectivement enquêtés. Au total 2645 personnes ont pu être interviewées sur 2895 personnes âgées de 18 ans ou plus répertoriées dans les ménages enquêtés. Le taux de réponse des individus enquêtés s’établit à 91%.

Au niveau des entreprises, 490 entreprises ont été enquêtés dont 183 formelles et 307 informelles. L’échantillon des entreprises enquêtées dans le Grand Lomé est le plus élevé (251 entreprises sur 490), soit un peu plus de la moitié des entreprises enquêtées.

De l’analyse des résultats sur la perception de la corruption, 91% des enquêtés ont déclarés connaître assez bien le phénomène. Les résultats de l’enquête indiquent aussi que la corruption fait intervenir d’un côté les initiateurs constitués de riches (77,2%), des hommes puissants de tous les secteurs (57,2%). De l’autre côté, on a les composantes de la société qui cèdent le plus à la corruption tels que les agents de la justice (70,0%) et les financiers ou comptables (43,3%). De l’avis de la population, les principales causes du phénomène au Togo sont la pauvreté (77,0%) suivis des faibles salaires ou de revenus (56,1%). En outre, toujours selon ce rapport, le coût de la corruption au Togo est estimé à près de 10 milliards de FCFA de pots-de-vin versés chaque année par les populations.

Pour le président de la HAPLUCIA, M. Essohana WIYAO ce rapport constitue un outil diagnostic de la corruption dans le pays. Rappelons que les travaux ont été ouverts par le secrétaire général de l’INSEED, M. Tchiou ANIMAOU qui a représenté le Directeur Général.

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